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Pourquoi l’hôpital ouvre ses portes aux médecines alternatives ?

L’Union Reims – 26 avril 2019 – Alice Beckel

Si la médecine a pu avoir une image d’univers imperméable et recroquevillé sur elle-même, cette caricature ne tient plus. Hypnose, aromathérapie, acupuncture, phytothérapie, médiation animale et même magnétisme se sont fait une place dans nos hôpitaux.

Atténuer la douleur

« Contre la douleur chronique, on n’utilise pas uniquement des pratiques standards ! », résume Jean-Marie Le Borgne, chef du service algologie de l’hôpital de Laon. « L’électrothérapie à haute fréquence (des stimulations électriques sont envoyées via des électrodes, NDLR) permet ainsi de soigner un zona, atténuer les douleurs consécutives à une amputation ou encore la sclérose en plaques. »

Au CHU de Reims, l’hypnothérapie se substitue à un analgésique. « Cette méthode est utilisée avant une opération aux urgences pédiatriques et au centre antidouleur, l’autohypnose est enseignée aux patients, atteints notamment de fibromyalgie (douleurs articulaire et musculaire diffuses et persistantes, NDLR) », indique Julie Colin, chargée de communication.

Réduire l’angoisse

Cette méthode atténue la claustrophobie avant une IRM. « C’est une manière de communiquer avec le patient. On parvient à détourner l’attention et l’amener à avoir des pensées positives », détaille Serge Steitz, directeur des soins à l’institut Godinot de Reims. Dans ce centre dédié à la lutte contre le cancer, l’aromathérapie, par les odeurs, et la phytothérapie, grâce aux plantes, détendent avant une opération.

L’apaisement du patient résulte parfois d’une séance de résonance énergétique par stimulation cutanée« Cela permet d’évaluer la fluidité des tissus en écoutant l’onde et la résonance entre deux points », explique Véronique Fouche, directrice de la communication au centre hospitalier de Châlons-en-Champagne.

Évitez les médicaments

Du côté de l’hôpital de Charleville-Mézières, l’acupuncture est proposée aux futures mamans, aussi bien pendant la grossesse, le post-partum ou lors d’une procréation médicalement assistée (PMA) et permet de soulager certains maux.

« L’utilisation de médicaments est très limitée chez la femme désireuse d’une grossesse, enceinte ou après l’accouchement. C’est pourquoi l’acupuncture est une méthode alternative sans risque et sans effet indésirable pour la future maman ou le bébé », explique Julie Séverin, responsable de la communication de l’établissement.

Sécuriser les soins

Une approche pluridisciplinaire sollicitée par une patientèle « de plus en plus informée », analyse Serge Steitz. « Si ces pratiques sont bien encadrées, elles peuvent être bénéfiques », reconnaît le directeur des soins. Le personnel a donc été formé. « Leur formation initiale leur permet d’adapter ces pratiques afin qu’elles n’interfèrent pas avec le traitement. »

Le cadre de l’hôpital rassure les patients. « En les informant sur ces alternatives, ils sont tranquillisés et peuvent prendre leur décision calmement et librement. » Cela évite aussi les dérives, « à l’extérieur, il y a beaucoup de charlatans prêts à abuser des personnes vulnérables. »

Le centre Godinot ouvrira-t-il ses portes aux magnétiseurs, à l’instar de l’hôpital de Rodez  ? « Il faut être prudents et rigoureux » répond Serge Steitz. « L’intérêt doit être réel et les bénéfices évalués. » Ce qui est impossible avec les « coupeurs de feu ».

Médecines alternatives : comment éviter les dérives ?

Souvent non reconnues par les organismes sociaux et mal encadrées, les médecines alternatives servent parfois de couverture à des escrocs et des sectes« Les malades sont des personnes vulnérables car prêts à tout pour faire cesser leurs souffrances. » estime Serge Steitz, directeur des soins à l’institut Godinot de Reims.

Prudence

Pour éviter les charlatans, le Groupement National pour l’Organisation des Médecines Alternatives (GNOMA) a publié un annuaire des professionnels adhérant à une charte de bonne conduite. Spécifiques au guérisseur-magnétiseur, ces recommandations peuvent aisément s’étendre à d’autres professions.

Les signataires s’engagent, entre autres, à ne pas poser de diagnostic, à ne pas demander l’arrêt d’un traitement ou encore se refusent « à assimiler la profession de guérisseur-magnétiseur à une quelconque science occulte, à confondre son art avec celui des arts divinatoires ou de la parapsychologie. »

Des pratiques « complémentaires »

Des principes auxquels adhère Jean-Marie Bricout, magnétiseur à Reims et dans l’Aisne depuis 25 ans.

Dans son bureau, les chaises et le bureau en bois rappellent le cabinet de généraliste (les affiches au mur en moins). Tout comme les médecins traitants, les clients sont invités à se mettre à l’aise et énoncer la raison de leur venue. Scotchée avec soin sur le bureau, une feuille plastifiée indique en large caractère le tarif : 33 euros, « TTC », précise le magnétiseur.

La comparaison avec les toubibs s’arrête là. Les frais ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale et rarement par les mutuelles. Surtout, le magnétisme « n’est pas une médecine », insiste Jean-Marie Bricout. Son « don » est « complémentaire » de la médecine. « Je ne pose pas de diagnostic. Je me contente de soulager les personnes et les recharger en énergie », en laissant glisser ses mains autour du corps « sans jamais le toucher ».

Comments

  • leleu

    Commentaires merci et japprouve toutes ces sources qui permet a l etre humain de se ressourcer sans se droguer par les medicaments car certains sont necessaires mais d autres sont superficiels. certains medoc comme le paracetamol et surtout les anti – inflammatoires sont dangereux pour l organisme humains et animals.

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