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Guérir quand c’est impossible

Où se cachent nos capacités d’autoguérison, et peut-on apprendre à les maîtriser ?

Antoine Sénanque répond : Émile Coué, le père de la célèbre méthode, déclarait que nous avions en nous « une pharmacie intérieure » capable de guérir toutes nos maladies. Mais nous avons perdu les clés de nous-mêmes et nous ne savons pas où les chercher. Et cette ignorance nous donne le sentiment d’être limités, fragiles, vulnérables, alors que nous avons en nous des capacités d’autoguérison infinies. Nous ne sommes pas incurables, mais aveugles. On traverse les maladies en tâtonnant, les mains devant nous, dans l’obscurité, butant à chaque obstacle, et la science ne nous rendra qu’une vue partielle. C’est dans nos profondeurs intimes que les clartés se trouvent, là où l’intuition nous guide.

Il n’est pas question de rejeter les acquis et les promesses thérapeutiques de la médecine classique mais d’y associer des potentialités non explorées.

La réhabilitation du mental comme force de guérison nécessite une validation scientifique et c’est chose faite, les preuves de l’effet biologique de la pensée sur notre organisme sont établies. On a prouvé, par exemple, que l’effet placebo, initialement purement psychique, prenait corps en nous, ses effets thérapeutiques sur la douleur se traduisent par d’objectives modifications chimiques identiques à celles déclenchées par la morphine.

La science d’aujourd’hui ne sait pas comment activer nos capacités d’autoguérison. Et dans le cadre des voies alternatives, le mystère est également opaque. Comment les guérisseurs guérissent-ils ? Les magnétiseurs parlent souvent d’une force qui se transmet et se perçoivent comme des canaux permettant de conduire une énergie thérapeutique, mais en reconnaissent le mystère. Deux voies de guérison explorées par la science vont s’élargir dans les années proches : les thérapies de régénération utilisant les cellules souches et l’épigénétique.

On a pu démontrer que le programme génétique commandant les premières étapes de la régénération d’un membre amphibien (comme chez la salamandre qui reconstitue sa patte amputée) était conservé chez les mammifères, et par conséquent chez l’homme. Nos capacités régénératrices n’ont donc pas disparu. Elles sont simplement silencieuses, inactivées au cœur de notre ADN. Les cellules souches sont la clé du renouvellement des tissus.

Elles existent en nous. Grâce à celles de la moelle osseuse, nous renouvelons nos globules rouges, celles de notre peau permettent la cicatrisation, la plupart de nos structures en contiennent et pourtant nous vieillissons, nos membres ne repoussent pas et notre cerveau involue. En introduisant du matériel génétique, les scientifiques sont arrivés à réactiver les gènes permettant de transformer n’importe quelle cellule de notre corps en cellule souche.

Si cette transformation est possible en laboratoire par une simple manipulation, est-il absurde de penser qu’il serait hors du pouvoir de l’esprit de réaliser cette transformation de l’intérieur ? Si l’évolution a gardé en mémoire le mécanisme de la régénération, endormi mais vivant au cœur de chacune de nos cellules, ce n’est certainement pas dans l’attente d’une technique de transfert génétique appartenant au XXIème siècle. La science de la reconstitution ne crée pas des mécanismes inconnus, elle réveille des systèmes anciens qui sont en nous. Si elle en est capable, l’esprit l’est encore plus.

La cellule souche est aussi une cellule spirituelle.

L’épigénétique est le système de contrôle de nos gènes. On peut concevoir notre code génétique comme une sorte de plafonnier à ampoules multiples figurant chacun de nos gènes. L’épigénétique correspond aux interrupteurs qui allument ou éteignent les ampoules. On a prouvé que l’environnement, l’alimentation, le stress avaient le pouvoir d’activer ou d’inhiber l’expression de certains gènes. On parle beaucoup moins des modifications épigénétiques induites par les influences spirituelles comme l’espérance, la croyance. Mais si la nourriture ou l’angoisse ont le pouvoir d’interagir avec nos commandes génétiques jusqu’à entraîner des troubles de la régulation de nos cellules et s’avérer capables de déclencher des processus de cancérisation, comment ne pas attendre davantage de l’influence des forces spirituelles positives sur nous-mêmes ?

C’est dans la réunion entre médecine classique et médecine spirituelle que nos capacités d’autoguérison pourront être développées.

S’il n’y pas aujourd’hui de “mode d’emploi” pour nos capacités d’autoguérison, il y a peut-être un terrain à offrir pour faciliter leur venue, un lieu d’accueil favorable. Et les conditions de cet accueil pourraient être le refus des diagnostics d’impuissance, l’ouverture aux voies de guérisons intuitives, la confiance en nos capacités de guérison spirituelle. Cette démarche n’a pas seulement un intérêt individuel mais aussi collectif. Croire dans les forces de guérison, c’est leur donner du pouvoir pour soi et pour les autres.

6 octobre 2019 

https://medecinehistorique.wordpress.com

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